Variant Omicron: L’organisme sanitaire de l’Union africaine rassure

L’organisme de surveillance sanitaire de  l’Union africaine a estimé jeudi qu' »il n’y a pas lieu de paniquer » face au variant Omicron de la Covid-19, qui a amené plusieurs pays à imposer de nouvelles restrictions sanitaires.

   Depuis l’annonce la semaine dernière de la détection de ce variant en Afrique du Sud, signalé ensuite sur plusieurs continents, de nombreux pays ont durci leurs contrôles aux frontières, interdit les voyages vers et depuis  l’Afrique australe ou encore imposé le masque obligatoire dans certains lieux publics. « Il n’y a pas lieu de paniquer. Nous ne sommes pas sans défense », a affirmé le directeur du Centre de contrôle et de prévention des maladies de l’Union africaine (Africa CDC), John Nkengasong, lors d’un point presse.  « Nous sommes très inquiets mais nous ne craignons pas que la situation ne puisse être gérée », a-t-il ajouté, soulignant que l’Africa CDC se prépare « depuis longtemps » à l’éventualité d’un nouveau variant. Le variant Omicron a pour l’instant été signalé dans quatre pays africains (Afrique du Sud, Ghana, Nigeria, Botswana).
« Ce sera la quatrième vague à laquelle nous sommes confrontés en tant que continent », a déclaré M. Nkengasong.  « Nous savons comment déployer des réponses rapides, comment fournir les interventions nécessaires », a-t-il déclaré, ajoutant que les vaccins arrivaient sur le continent « de manière très régulière ». La couverture vaccinale en Afrique reste faible, avec seulement 7% des 1,2 milliards d’habitants entièrement vaccinés.
Les campagnes de vaccination ont connu un démarrage lent en raison d’un accès limité aux vaccins et souffrent également dans certains pays d’une grande méfiance envers les vaccins contre la Covid-19. L’Afrique a besoin d’1,5 milliard de doses pour vacciner 60% de sa population et atteindre un certain niveau d’immunité collective.
   Jusqu’à présent, le continent a reçu un peu plus de 400 millions de doses. L’inégal accès aux vaccins est « le meilleur allié de la pandémie de Covid-19 », a affirmé en octobre le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, d’une conférence de presse avec le directeur général de l’OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus. Cette inégalité « permet aux variants de se développer librement », avait  prévenu M. Tedros à cette occasion.