Violences à l’égard des femmes : Lancement d’un guide de prise en charge des victimes

Le ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme a lancé, ce mercredi à Alger, un guide de prise en charge sociale des femmes victimes de violence.

L’annonce a été faite par la ministre lors de la rencontre organisée au siège d’Algérie Poste à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination des violences faites aux femmes qui coïncide avec le 25 novembre de chaque année. «Le guide est le fruit d’une collaboration entre plusieurs secteurs concernés, notamment la santé, les affaires religieuses, l’intérieur, l’habitat, et l’Office national d’alphabétisation», a indiqué Kaouthar Krikou. Il s’agit d’une plate-forme commune regroupant tous les acteurs intervenant dans la démarche de l’Etat social visant à prendre en charge et à répondre en particulier aux préoccupations des femmes en détresse. C’est en fait un autre jalon dans le cadre de l’enrichissement des mécanismes et outils mobilisés par le ministère de la Solidarité avec la participation active d’acteurs de la société civile et des médias.
La ministre a rappelé, à cet effet, que le phénomène de la violence à l’égard des femmes a pris des dimensions alarmantes dans le monde dans  le sillage de l’usage des NTIC. Selon elle, ces dernières ont fait émerger de nouveaux fléaux, à l’image de ce qui est connu comme violence électronique et dont les effets ont impacté la vie de plusieurs femmes. «Ce phénomène ne peut être endigué et contourné que si l’initiative est accompagnée d’un effort parallèle ayant pour objectif de prévenir les femmes victimes», a soutenu Krikou. La ministre a, par ailleurs, mis en avant l’importance «d’actionner des campagnes de sensibilisation, de prise en charge et d’insertion sociale grâce aux cellules d’écoute et aux espaces d’accueil». C’est d’ailleurs dans ce cadre que le projet de guide de prise en charge sociale de la femme est né.
Le ministre des Moudjahidine et des Ayants droit, Laïd Rebiga, a, pour sa part, mis l’accent sur la contribution de la femme algérienne à la lutte armée qui a conduit à la libération de notre pays. «Son rôle aux côtés de ses frères de lutte a été incontournable», a-t-il déclaré. «Le rôle de la femme ne se limitait pas à préparer des repas, coudre des tenues, elle a également payé un lourd tribut dans les centres de torture, comme ceux de Batna et de Mostaganem qui sont des symboles de la barbarie coloniale», a-t-il ajouté. Selon lui, l’approche prospective de la nouvelle Algérie ne pourra être mise en œuvre sans la contribution des femmes et des hommes « qui doivent travailler côte à côte ».
Samira Azzegag