Vivre sa commune : Ghardaïa, touristique tout naturellement

L’économie de Ghardaïa se base essentiellement sur l’industrie touristique et l’artisanat. Ses spécificités culturelles, architecturales et historiques lui confèrent tout naturellement la qualité de pôle touristique par excellence.

«L’activité dans ce secteur n’a pas connu de trêve, même durant la crise sanitaire», affirme Mehdi Khidel, directeur du tourisme de la wilaya. Selon lui, les bénéfices générés par les activités touristiques «ont permis d’amortir l’impact de la pandémie liée à la Covid-19». Pour lui, «le secteur touristique, épine dorsale de l’économie des communes de la wilaya, constitue une source financière non négligeable ayant eu pour effet d’amortir les conséquences découlant de la crise sanitaire».
Sans aucune zone d’ombre
Classée patrimoine mondial de l’Unesco en 1982, la vallée du M’zab, la Pentapole, eu égard à ses cinq villes (Ghardaïa, Beni Isguène, El Atteuf, Mélika, Bounoura), a toujours fasciné les passionnés de voyages, de découvertes et surtout de curiosités touristiques. Une fascination ressentie par les Algériens et les étrangers. Construites entre 1016 et 1053 avec vue imprenable, les villes de Ghardaïa se présentent sur un plateau traversé par l’oued M’zab ou Mizab. Elles constituent une destination des plus prisées au vu de son architecture ancestrale, son riche patrimoine culturel, la beauté de ses sites archéologiques, antiques, ses stations thermales ainsi que la variété de ses herbes médicinales. La métropole des M’zab est l’une des stations touristiques nationales les plus reconnue, tant il est vrai que les Mozabites ont de tout temps accordé une attention particulière à la diversification des divers produits. Des entreprises visent à mettre en relief ses divers atouts, et ce, afin d’accroître l’offre touristique et valoriser les multiples potentialités que recèlent les diverses cités composant la Pentapole. Grâce aux efforts consentis par l’État, la région a également développé le tourisme médical, tout comme celui des affaires ainsi l’agrotourisme. Outre ces potentialités touristiques, la ville des M’zab est connue, désormais, pour son aspect agro-industriel. En effet, des efforts considérables ont été consentis pour développer les potentialités économiques insoupçonnables de la région. Située à 600 km au sud d’Alger, la wilaya de Ghardaïa, qui englobe 10 communes suite à l’organisation territoriale de 2019 (Berriane, Bounoura, Dhayet Bendhahoua, El Atteuf, El Guerrara, Ghardaïa, Mansoura, Metlili, Sebseb, Zelfana), s’est inscrite dans une nouvelle dynamique tendant à mettre en valeur ses atouts naturels et écologiques.
La wilaya s’étend sur une superficie de 84.660 km2, dont l’ensemble géomorphologique est caractérisé par une vaste étendue pierreuse où affleure une roche nue de couleur brune et noirâtre. Une autre particularité spécifique à la région réside dans l’aspect sociologique, marquée par le lien de solidarité entre les habitants. Il y a lieu de parler d’une communauté soudée et versant dans l’altruisme. Pour ne laisser personne dans la précarité, les M’zab ont tissé leurs propres réseaux d’entraide. Pour ne laisser aucune personne dans la précarité, les M’zab ont tissé leurs propres réseaux d’entraide. Une attitude entreprise afin de bâtir une communauté unique, solidaire. Raison pour laquelle, aucune zone d’ombre n’est identifiée dans la région.
Le plan d’action élaboré à court, moyen et long terme par les gestionnaires a, par ailleurs, favorisé la création d’un certain nombre d’unités hôtelières privées et publiques qui ont renforcé les capacités d’accueil, en particulier dans les communes connues pour leurs sites ancestraux, à l’instar de Bounoura, qui abrite le ksar de Beni Isguène, construit au 10e siècle (1347). Une architecture qui obéit à une organisation stricte du territoire dans le respect de la vie communautaire et l’intimité familiale. La nouvelle ville écologique, Tafilelt Tajdit, réalisée en 2006 sur les traces de Beni Isguène avec pour objectif de désengorger celui-ci, rend la ville plus attractive encore.
De notre envoyée spéciale : Samira Azzegag, Photos : Fouad Soufli