Yémen: L’ONU exhorte les Houthis à rouvrir les routes menant à Taez

L’émissaire de l’ONU pour  le Yémen, Hans Grundberg, a exhorté, mardi dernier, les Houthis à accepter une réouverture des routes menant à la ville assiégée de Taez, dans le sud-ouest du pays, lors d’une réunion du Conseil de sécurité. «Il est essentiel» que la trêve, qui a été renouvelée début juin pour deux mois, «permette également d’atténuer les souffrances des habitants de Taez»,  a-t-il dit, en rappelant que la liberté de mouvement de ses habitants a été  «fortement entravée» depuis des années par le conflit. Malgré une proposition de l’ONU d’un accord visant à rouvrir  progressivement des routes et assurer la sécurité de civils les empruntant,  notamment sur un axe important entre Taez et la région de Hawban ainsi que d’autres accès entre cette ville et d’autres provinces, aucune concrétisation n’a encore eu lieu. «Bien que je sois encouragé par la réponse positive du gouvernement du Yémen à la proposition de l’ONU, j’attends toujours une réponse des Houthis. Suite aux discussions constructives que j’ai eues à Sanaa (la capitale du Yémen, contrôlée par les Houthis) en fin de semaine dernière, j’exhorte les Houthis à répondre positivement sans délai», a dit Hans Grundberg. «La trêve offre une occasion rare de pivoter vers la paix qui ne doit pas être gâchée», a-t-il plaidé. Entourée de montagnes, Taez, qui compte environ 600.000 habitants, est  quasiment coupée du monde depuis 2015. Grundberg est arrivé mercredi dernier  à Sanaâ, capitale du Yémen, pour tenter de persuader les éléments d’Ansarullah (Houthis) d’accepter une proposition visant à mettre fin au siège de la ville de Taez. Le gouvernement yéménite reconnu par la communauté internationale a affirmé avoir accepté une proposition révisée présentée par Grundberg  concernant la levée du siège de Taez, qui prévoit la réouverture d’une  route principale menant à cette ville stratégique du sud-ouest du Yémen.  Les Houthis avaient également annoncé qu’ils sont prêts à rouvrir certaines routes secondaires autour de la ville, mais restent réticents quant à la réouverture de la route principale.   Taez est assiégée depuis que la guerre civile a éclaté au Yémen fin 2014. La levée du blocus faciliterait la circulation des citoyens et leur accès à l’aide humanitaire. Les habitants de Taez ont organisé de multiples manifestations pour  demander l’accélération de la levée du siège et le déminage des principales routes autour de la ville.