Youssef Al Chamali, ministre jordanien de l’Industrie et du Commerce : «Notre marché est ouvert aux produits algériens sans restrictions»

Le ministre jordanien de l’Industrie, du Commerce et de l’Approvisionnement, Youssef Al Chamali, a déclaré mercredi que
le marché jordanien est ouvert aux marchandises algériennes sans aucun droit de douane et sans aucune restriction
ni condition.

Invité à l’occasion du Forum des affaires algéro-jordanien organisé par la Chambre de commerce et d’industrie de la wilaya de Blida, le ministre jordanien a affirmé que son pays serait heureux de recevoir des produits algériens, expliquant que le volume des échanges commerciaux entre les deux pays ne reflète pas les possibilités dans le secteur des affaires dans les deux pays. «Les deux pays aspirent à atteindre un volume d’échanges commerciaux d’un milliard de dollars», a-t-il dit, notant que ce chiffre ne peut être atteint que par un travail assidu, et la balle est dans le secteur des entreprises des deux pays.
Le ministre jordanien a révélé une rencontre qu’il a eue avec le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, en marge de l’ouverture de la 53e Foire internationale d’Alger, et dit avoir entendu les recommandations et directives du chef de l’Etat pour développer les relations entre les deux pays en matière économique et commerciale. Youssef Al Chamali a estimé que le travail entre les deux pays ne se fera pas selon les méthodes traditionnelles auxquelles ils sont habitués, mais se déroulera plutôt de manière nouvelle dans le but d’augmenter les exportations et le volume des échanges commerciaux entre les deux pays.
Il a relevé que ce qui s’est passé en Russie et en Ukraine et la pandémie du coronavirus doit inciter les pays arabes à s’orienter vers l’intégration commerciale et économique pour faire face à la flambée des denrées alimentaires, ajoutant que les capacités existent chez les pays arabes, notamment l’Algérie, que ce soit dans le
secteur agricole ou dans d’autres secteurs.

Plus d’intégration

Le ministre jordanien a donné l’exemple de la présence d’un certain nombre d’usines jordaniennes sur le sol algérien, y compris dans le secteur des industries alimentaire et pharmaceutique. Avant de souligner le développement du secteur pharmaceutique algérien, le ministre a signalé encore une fois, que les deux pays cherchent à atteindre plus d’intégration et plus de volume d’échanges commerciaux. Dans le même contexte, il explique que les deux gouvernement ouvrent la voie à des cadres juridiques, que ce soit dans la région arabe ou dans le cadre des accords bilatéraux, soulignant que le secteur privé a une responsabilité conjointe, comme est la responsabilité des gouvernements des deux pays qui doivent travailler ensemble dans cette circonstance difficile, afin d’atteindre un objectif basé sur la règle gagnant-gagnant.
Pour sa part, Fathi Al Jaghbir, chef des Chambres d’industrie de Jordanie et d’Amman, a expliqué que l’Algérie et la Jordanie entretiennent des relations distinguées, ajoutant que l’Algérie a une spécialité pour les arabes en général et les Jordaniens en particulier, en disant : «Je suis de la génération qui chantait l’hymne national algérien dans nos écoles.» Par ailleurs, il a déclaré que les pays arabes ont besoin d’une unification sans atermoiements, ajoutant que tous les ingrédients de l’unité existent et que les pays arabes doivent travailler et tirer les leçons des conditions qu’ils ont traversées, en particulier avec la pandémie de la Covid-19 et le conflit russo-ukrainien, affirmant que cette intégration doit être loin de l’égoïsme mais sous la règle gagnant-gagnant.
M. Benkeddada.