«Zabor, les Psaumes» : Kamel Daoud, l’agréable n’est pas toujours utile

Continuant sur sa lancée, Kamel Daoud a commis un autre pamphlet «Zabor, les Psaumes», un livre qui crucifie Islam et Musulmans.

Cette religion et ceux qui la pratiquent portent, à ses yeux, toutes les tares de l’Humanité. Cependant et à la différence du prophète David qui, même avec son Zabor (les Psaumes) prêchait dans le désert, Daoud( nom arabe de David), lui, ne semble pas pisser dans du sable, comme on dit très prosaïquement chez nous. Et pour donner toute la mesure de son sens inné du positionnement, K. Daoud a, dans une récente interview fleuve donnée au magazine «Jeune Afrique», dit: «Dans une course, je me vois mal me battre pour la dernière place». En effet, aucun coureur ne se bat pour la dernière place et tous visent le  haut du podium. Sauf que les coureurs de fond, eux, ne le font pas à n’importe quel prix. Ils ne marchent sur aucun cadavre et encore moins sur ceux de leurs mères, pour atteindre leur objectif. Ce qui ne semble pas être le cas de Kamel Daoud qui utilise toutes les ficelles connues du milieu de l’édition pour arriver à ses fins. Et comme il n’est pas tombé avec les dernières pluies, il sait que la Place de l’Edition en France est régentée par le lobby juif et que c’est ce dernier qui décide quel livre est bon à éditer et quel autre mérite de rafler les premiers prix. Du Renaudot au Goncourt, en passant par toutes les récompenses intermédiaires, aucun prix ne se décerne en dehors de la volonté du lobby juif parisien et par extension, occidental. Résultat des courses et des longues circonvolutions cérébrales de «notre» romancier, Daoud tire sur tout ce qui bouge et qui a un lien avec l’Islam, l’arabité et même parfois, avec l’algérianité.
Trainer dans la boue les Musulmans, les Arabes, la Palestine, la guerre de libération nationale…sont, pour cet homme qui ne semble désormais vivre que pour plaire à l’Occident et aux faiseurs de renommée éditoriale, des terreaux parfaits pour donner les coups de rein nécessaires à sa carrière de polémiste. Et ainsi, au dessin des contours de ses velléités de grandeur. Ceci d’une part. D’autre part, K. Doud semble avoir brûlé les étapes du journalisme classique pour débuter en fanfare dans la Chronique, ce qui porte un réel tort à certaines de ses idées qui peuvent être intéressantes. N’ayant pas suivi le nécessaire cursus journalistique (rédacteur-rédacteur spécialisé, commentateur-commentateur spécialisé, grand-reporter et enfin chroniqueur, soit une vingtaine d’années au moins), il s’est retrouvé à privilégier le sensationnel au factuel. Résultat, il joue avec le verbe et oublie de relater et d’expliquer le fait. Ce qui rend ses chroniques «spectaculaires», mais dépourvues d’arguments pour ceux qui savent lire, des chroniques agréables, mais pas utiles dans le sens où elles n’expliquent pas ses prises de position au cyanure…car si le chroniqueur joue, pour son propre plaisir, avec le verbe pour le ciseler, le journaliste, lui, décortique les faits, les vérifie, les recoupe et les livres au lecteur pour l’informer. K Daoud n’informe pas, il se positionne de l’autre côté du vécu algérien…D’où, toutes les critiques qu’ils essuient de la part des observateurs objectifs….
 Amar Abbas